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Paroisse Protestante
de Montbéliard

Temple Saint Martin

rose de Luther
Vie spirituelle Prédications   10 juin 2007    

sommaire
18 rue Viette
25200 Montbéliard
tel 03 81 91 03 69
pasteur@temple-saint-martin.org
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Qu’est-ce qu’un oiseau ?

Chers confirmands, c’est la question que je vous ai posée. Qu’est-ce qu’un oiseau pour vous ? Voilà ce que vous m’avez répondu : un oiseau fait penser à la liberté, à la vitesse, la joliesse, le déplacement, la musique, la joie, le bonheur. Et quelqu’un a dit aussi : c’est un animal qui donne un message à Dieu ou de la part de Dieu…

C’est vrai que l’oiseau évoque des tas de choses, et toutes positives ! Nous l’associons aux grands espaces et aux cieux, à la liberté puisqu’il se meut dans l’espace à sa guise – ne dit-on pas que voler est le plus vieux rêve de l’homme ! Il évoque la beauté aussi, comme vous l’avez dit, l’élégance même. Et parmi ses attraits, il y a aussi je crois le fait que l’oiseau ne sert à rien ! Il est, tout simplement. Il est gratuit, en quelque sorte. Il relève de la grâce, dirons-nous dans ce temple.

Il se trouve que dans la Bible, il y a un certain nombre de passages, assez nombreux même, qui parlent de l’oiseau, pour ce qu’il est ou pour ce qu’il symbolise. Nous avons appris au KT ce que c’est qu’une concordance : c’est une sorte de dictionnaire dans lequel on trouve tous les mots qui apparaissent dans la Bible. Par exemple le mot « oiseau ». Et toutes les occurrences de ce mot sont notées, en abrégé, dans l’article « oiseau » avec l’indication du livre biblique et de ses références, chapitre et verset. Donc le mot oiseau se trouve plusieurs dizaines de fois dans la Bible. Nous allons partager avec vous quelques –uns de ces passages. Nous les avons lus au KT et nous leur avons donné un titre !

Peut-être avez-vous remarqué déjà que dans la prière de louange lue tout à l’heure par Lucia, il était question d’oiseau… Oui ? Non ? Et pourtant si … Le psalmiste, l’auteur du psaume, parlait dans sa prière de situations dans lesquelles on se trouve acculé, dos au mur. Et voici que « notre vie s’échappe, comme un oiseau du filet des oiseleurs » ! A ce psaume, nous avons donné 2 titres :

Dieu délivre du piège

Vole comme l’oiseau et cours comme le torrent

Il est un récit bien connu, c’est celui de l’arche de Noé, c’est cette grande boîte flottante qui a permis de préserver la vie sur terre lors de la catastrophe du déluge. Or voici que vers la fin de cette histoire, Noé lâche d’abord un corbeau, puis une colombe, pour savoir ce qui se passe dehors. Ecoutez ce récit : (Mathieu)

Au bout de quarante jours, Noé ouvre enfin la fenêtre de la boîte qu’il a faite
Il envoie le corbeau qui sort, virevolte et revient.
Comme ça jusqu’à l’assèchement de la terre.

Il envoie la colombe qu’il gardait près de lui pour savoir si les eaux ont faibli sur la terre
La colombe ne trouve nulle part où faire reposer les doigts d’une patte
Toute la terre est toujours sous les eaux
Elle revient vers Noé dans la boîte
Il lui tend la main pour la reprendre avec lui dans la boîte

Noé va attendre sept autres jours, puis il renvoie encore la colombe qui sort de la boîte. Et lui revient la colombe le soir venu avec dans son bec un tendre rameau d’olivier. Noé comprend que sur la terre les eaux ont baissé. Il attend encore sept autres jours, il envoie la colombe, elle ne revient plus. (Gn 6, 6-12, Bayard)

A ce récit nous avons également donné deux titres, car il nous paraissait plein d’espoir :

Nouveau départ

Car lorsque la colombe revient avec le rameau d’olivier, c’est une belle perspective qui se dessine, celle de la paix entre Dieu et les hommes, attestée un peu plus tard dans le récit biblique par l’arc en ciel

On a toujours besoin d’un plus petit que soi

Car la colombe est bien utile tout de même !

Où est-il question encore de bêtes à plumes et quelle est leur signification ? Il y a ce beau passage du prophète Esaïe, ceux qui avancent sur leur chemin sont assurés d’avoir toujours la force qu’il faut…

Ceux qui espèrent dans le Seigneur renouvellent leurs forces. Ils prennent leur vol comme les aigles. Ils courent, et ne se lassent pas, ils marchent, et ne se fatiguent pas. (Esaïe 40, 31)

« Si l’Ecriture nous invite à être des aigles, nous ressemblons trop souvent à des poulets.
Avez-vous déjà observé un poulet qui essaye de voler ? Ca s’agite, ça fait du bruit, ça remue du vent… mais ça ne vole pas très haut. En revanche, un aigle qui déploie ses ailes se laisse porter par le vent. On a observé un aigle faire 25 kilomètres sans un seul battement d’aile.
Se laisser porter par le souffle de l’Esprit, c’est apprendre à déployer ses ailes pour devenir un peu moins poulet et un peu plus aigle » (Nouis , Un catéchisme protestant, p. 153)

Se laisser porter comme l’aigle dans le vent

Pour terminer ce petit tour d’horizon, écoutons cette parabole que Jésus raconte, il y est question d’oiseaux également : (Robin)

Jésus disait :
A quoi ressemble le royaume de Dieu ?
Et à quoi puis-je le comparer ?
Il ressemble à un grain de moutarde qu’un homme ramasse et jette dans son jardin. Elle pousse et devient un arbre. Les oiseaux du ciel font leur nid dans ses branches. (Luc 13, 18-21)

Et voici peut-être la chose plus importante à se rappeler ce jour : c’est que Dieu agit, quoi qu’il arrive. Et que nous ne pouvons qu’avec humilité le recevoir. Ce qu’il fait est bien fait. Il fait pousser la graine, et les oiseaux du ciel trouvent refuge dans l’arbre qui a poussé. Autrement dit : faites confiance à celui qui s’occupe même des oiseaux du ciel. Il sait bien, lui, de quoi nous avons besoin, et il y pourvoira, gens de peu de foi !

Et voici nos titres : Jésus cherche à faire comprendre qui est Dieu, et ce qu’il fait

Et : Le Royaume de Dieu, un bon engrais

Dans mon questionnaire aux confirmands, il y avait une question subsidiaire ! Je leur ai demandé ce que c’est qu’un oiseau pour eux, mais je leur ai aussi demandé ce que c’est qu’un nid ! Et voici leurs réponses : c’est un endroit où l’on est couvé… c’est un refuge, un endroit pour se protéger des dangers… c’ est la sécurité et même : le confort !

Chers confirmands, vous arrivez au terme de plusieurs années d’éducation religieuse dans notre paroisse. Nous avons fait toutes sortes de choses ensemble, chanté, prié, lu la Bible, visité des édifices de culte d’autres religions, rencontré des intervenants, fait des weekends… Et j’aimerais associer en cet instant toutes les personnes – elles ne sont pas toutes là – qui vous ont entourés au KT et à l’école Biblique, les pasteurs, moniteurs et monitrices. J’espère que cette autre chose qu’est le KT vous aura apporté à côté de l’école, un autre regard, une réflexion, un lieu pas obligatoire, qui offre des pistes un peu dans tous les sens, car la religion est ce qui relie – en principe du moins -, et s’intéresse donc à tout ce qui relie les gens les uns aux autres, et à Dieu … oui, peut-être comme l’oiseau, le KT est ce supplément gratuit et gracieux qui je l’espère vous a ouvert d’autres horizons.

Puisqu’on parlait de nid, je voudrais vous inviter à regarder ce temple qui vous accueille pour votre confirmation, et pour votre baptême – sauf Mathieu qui a été baptisé en Alsace ! – que ce temple Saint-Martin vous le considériez un peu comme un nid ! Alors évidemment, c’est pas une idée qu’on a spontanément peut-être, car vu les dimensions, on associe pas tellement cette église à un nid ! Mais n’empêche, c’est une sorte de nid, une pépinière si on veut : mardi dernier, nous avons jeté un coup d’œil dans le registre de confirmation, et vu le nom de quelques’uns de ceux qui se sont succédés ici comme groupes de confirmands. Et il y a plus : c’est un nid aussi pour ceux qui décident de se marier et qui demandent la bénédiction de Dieu sur leur route en commun, et c’est un nid encore pour ceux qui sont dans le deuil et qui ont perdu un être cher. L’Eglise les accompagne sur ce chemin pénible de séparation. Et c’est là justement que réside la force de ce nid qu’est Saint-Martin : c’est un lieu investi de beaucoup d’émotions, les heureuses comme les tristes. Mais n’est-ce pas justement la fonction du nid : refuge en toutes circonstances.

Alors des nids vous en connaîtrez d’autres dans votre vie ! et c’est bien ainsi. Mais pensez que le nid qu’est l’Eglise est votre refuge en tous temps, car nous cheminons sous les ailes du Très-Haut, qui nous a promis de ne jamais nous laisser : « Ne crains pas, je suis toujours avec toi »… comme nous allons nous en rappeler tout de suite lors de la bénédiction du baptême et de la confirmation.

En attendant : musique ! « Fais comme l’oiseau… » de Michel Fugain

Annette Goll-Reutenaurer



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